Qu’est-ce que les douces violences ?

Mis à jour : mai 29


Douceur, bienveillance, confiance... Ces termes vous parlent et sont des pratiques que les parents ou les professionnels de l’enfance connaissent et appliquent au quotidien.


Avec le mot « violence » on obtient un oxymore encore trop peu connu.


Alors parlons-en !


Qu’est-ce que les douces violences ?


Ce sont des mots, des gestes, des comportements que l’adulte utilise envers l’enfant, souvent sans mauvaise intention, mais qui engendre, par leur répétition au quotidien, une insécurité affective et une perte de confiance.

Lorsque nous doutons de notre comportement ou de nos paroles, demandons-nous :


« Mon action est-elle bénéfique au développement de l’enfant ? »


Identifier les douces violences


Selon la Violence Éducative Ordinaire (VEO), les douces violences sont employées quotidiennement. En effet, nous avons plus ou moins une routine avec nos enfants. C’est dans les différents temps de cette routine que les mots peuvent échapper et l’habitude « automatiser » nos gestes. À terme, ils viennent ternir notre relation avec l’enfant. C’est donc une priorité que de les identifier et d’y remédier.


• Lors des moments de jeu

- Proposer des activités inappropriées à l’enfant

- Comparer les enfants entre eux

→ Chaque enfant évolue et progresse à son rythme. Valorisez ce qu’il sait faire plutôt que de se focaliser sur ce qu’il ne sait pas encore.

- Culpabiliser votre enfant parce qu’il refuse de faire une activité

→ S’il ne veut pas la faire, c’est qu’elle n’a pas d’intérêt ni de sens pour lui à ce moment-là. Il n’y tirerait aucun apprentissage. Dialoguez.


• Lors des repas

- Forcer l’enfant à manger

→ Le repas doit être un moment de plaisir. Si l’enfant ne mange pas, c’est qu’il y a une raison. A-t-il faim ? Chaud ? froid ? Sommeil ? Aime-t-il au moins un aliment que vous lui proposez ?

- Presser l’enfant pour qu’il termine son assiette

→ Le repas est un moment riche en découverte et en apprentissage. Couleurs, odeurs, textures, les sensations ne manquent pas. Pour apprécier ce moment, l’enfant a besoin de temps, d’essayer, de toucher. Prenez le temps.

- Supprimer le dessert si votre enfant ne termine pas ce qu’il a dans son assiette

→ Jamais ! Le repas se passe mal ? Tant pis. On reste sur une note positive en proposant un dessert. De plus, le dessert est une source de nutriments à part entière.

- Mettre l’enfant au lit s’il ne veut pas manger

→ Le lit doit être associé à un moment plaisir, un moment repos. En plus de ne pas manger, votre enfant risque de ne plus vouloir dormir non plus.

- Empêcher votre enfant de manger tout seul parce qu’il va se salir ou le déshabiller.

→ Prévoyez un tablier ou un tee-shirt spécial repas.

- Laver le visage de votre enfant avec un gant d’eau froide, sans le prévenir, par derrière

→ Faites-le participer à sa toilette en fin de repas.


• Lors des soins


- Dire à l’enfant « tu pues »

→ On évite les paroles dévalorisantes et on propose à l’enfant le change pour qu’il se sente à l’aise pour jouer.

- Déshabiller l’enfant sans le faire participer

→ Chaque instant de vie est un moment pour apprendre. Nommez ses vêtements ou les parties de son corps que vous touchez.

- Faire des commentaires sur son anatomie, sur ses petits maux

- Prendre l’enfant pour le changer sans le prévenir

- Laisser longtemps l’enfant sur le pot


• Lors du sommeil


- Forcer votre enfant à dormir ou ne pas le coucher quand il est fatigué

→ On respecte le rythme de l’enfant.

- Laisser l’enfant hurler seul dans son lit.

→ Un enfant réconforté et rassuré est un enfant qui saura s’endormir seul. Prenez votre mal en patience, même si c’est difficile, consolez-le.

- Laisser l’enfant dans son lit lorsqu’il est bien réveillé parce que vous êtes occupés.


Pour conclure...


« Soyez avec un enfant comme devant une personne de marque, respectueux de lui et de son devenir »

Françoise Dolto.


Références :

- Livre « Et si on changeait d’angle » de Fanny Vello

- Site de l’association Violences Éducatives ordinaires


Mise en ligne par MONTESSORI DU 47

Écrit par Mélissa VERRA


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Emilie BOUILLOT

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