Montessori, un effet de mode ?


Maria Montessori a mis en place sa pédagogie à la fin du XXème siècle, pourtant elle ne s’est démocratisée que depuis une dizaine d’années.


Il y a plusieurs choses qui peuvent expliquer cet essor, comme les avancées technologiques qui facilitent l’accès des familles et des professionnels à de nouvelles informations. Les limites du système éducatif (français, mais aussi dans d’autres pays) auraient également poussé les parents et les professionnels à chercher une alternative ou un complément aux enseignements « classiques ».


Les découvertes dans le domaine des sciences et surtout des neurosciences ont également participé à cet essor car elles nous permettent de mieux comprendre les enfants et leurs cerveaux. Nous savons par exemple qu’à sa naissance, le cerveau de l’enfant possède 100 milliards de neurones dont la moitié sont interconnectés, ou encore la découverte des « neurones miroirs » ; l’enfant apprend en regardant et en imitant les adultes mais aussi les enfants qui l’entourent. Toutes ces découvertes sont allées confirmer la pédagogie Montessori.


Entre 2011 et 2014, Céline Alvarez, une enseignante française formée à la pédagogie Montessori, la remet sur le devant de la scène en expérimentant ces principes dans sa classe. Avec l’accord de l’Éducation nationale qui lui laisse carte blanche, elle s’appuie sur les recherches de Maria Montessori et d’Édouard Seguin pour créer un environnement propice aux apprentissages auprès d’enfants de maternelle issus d’une ZEP à Gennevilliers. A l’issue de ces 3 années, le bilan est très positif : les enfants sont plus autonomes, savent mieux lire et ont un niveau plus élevé en mathématiques que les enfants issus des classes « normales ». Céline Alvarez quitte donc l’éducation Nationale (qui ne souhaite pas renouveler

l’expérimentation) en étant plus sûre que jamais qu’une autre forme d’enseignement est possible. Elle s’est depuis consacrée à la transmission de ses connaissances au travers le développement de matériel, la formation d’enseignant et la publication de plusieurs ouvrages.


Enfin, en 2017 un réalisateur alors jeune père, Alexandre Mourot, décide de filmer durant une année, une classe d’enfants de 3 à 6 ans dans la plus ancienne école Montessori de France. Il fait donc découvrir au public, la mise en place concrète des principes chers à Maria Montessori : une salle accueillante, avec du matériel qui permet de rendre les enfants

autonomes, un maitre discret mais observateur, tout cela favorisant l’estime de soi des enfants.


Sources : Formations d’Émilie Bouillot – Montessori du 47

https://emiliebouillot.com

« Le maitre est l’enfant » Alexandre Mourot, 2017

https://www.montessori-lefilm.org/

https://www.celinealvarez.org


Mise en ligne par Montessori du 47 - Écrit par Marie Vinsonneau-Joyeux

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